Après y avoir longtemps échappé, les motos doivent désormais passer un contrôle technique obligatoire en France. Cette mise à niveau réglementaire améliore la sécurité routière et réduit les risques de défaillance majeure ou critique qui peuvent entraîner des accidents graves. Si vous vous posez des questions à ce sujet, nous essayons d’y répondre dans cet article.
Sommaire
Pourquoi faut-il un contrôle technique pour les motos en 2025 ?
Cette nouvelle obligation découle d’une directive européenne. À l’image des voitures, les motos en circulation sur les routes françaises sont donc tenues de passer un contrôle technique pour une amélioration globale de la sécurité. En effet, chaque année, des véhicules motorisés à deux roues sont impliqués dans des accidents liés à un mauvais état mécanique :
- pneus usés,
- freinage inefficace,
- feux défectueux,
- direction mal réglée, etc.

Pour éviter ces situations critiques, le contrôle technique détecte les défauts avant qu’ils deviennent dangereux. Il concerne les motos de la catégorie L, c’est-à-dire celles de plus de 125 cm³, les scooters puissants, mais aussi certains véhicules de collection immatriculés après une certaine date.
Comment faire le contrôle technique d’une moto ?
La date exacte du contrôle technique dépend de l’immatriculation du véhicule. Pour une moto récente, cela peut être après quatre ou cinq ans de circulation. Vous devrez ensuite, le renouveler tous les trois ans. Pour cela, rendez-vous dans un centre agréé comme pour les voitures. Ils ont des équipements adaptés pour contrôler les motos, leurs roues, leur direction, leur moteur et d’autres éléments. Le prix d’une visite est compris entre 50 et 70 euros selon les centres, mais ce tarif peut varier en fonction de la région ou des prestations supplémentaires.
Quels sont les points de contrôle pour les motos ?
Les points de contrôle concernent les éléments liés à la sécurité. Les centres vérifient l’état général du véhicule avec une attention particulière pour :
- les freins,
- les roues (l’usure, les jantes, les pneus, la pression…),
- la direction (maniement du guidon, suspensions…),
- le moteur et la transmission,
- les feux et dispositifs lumineux (clignotants, stop…),
- le klaxon,
- la carte grise (immatriculation),
- les équipements de sécurité comme les rétroviseurs, etc.
Chaque dysfonctionnement est classé en trois niveaux. Vous avez les défaillances mineures, majeures et critiques. Les premières ne vous contraignent pas à des réparations immédiates, alors que pour les secondes, vous êtes tenu de les faire dans un délai imparti. À l’issue de celui-ci, vous repassez un autre contrôle. Quant aux défaillances critiques, elles vous font écoper d’une interdiction de circulation jusqu’aux réparations.

Quelles sont les conséquences en cas de résultat défavorable ?
Si votre moto a un résultat défavorable à la fin de la visite, vous devrez corriger les défauts identifiés. Selon le niveau, un nouveau passage en centre pourra être exigé.
En cas de dysfonctionnement critique, vous ne pourrez plus circuler, sauf pour aller au garage. C’est une mesure de sécurité pour éviter les accidents dus à un freinage défaillant ou à une roue en mauvais état par exemple. Les propriétaires de motos de collection peuvent opter pour des adaptations. Certaines auront un contrôle technique spécial, allégé, selon leur catégorie et leur date d’immatriculation.
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Vincent D. est un expert en camions et utilitaires, avec plus de 15 ans d’expérience dans ce domaine. Il partage ses connaissances et ses conseils sur Delmotos.
